/ De jeunes Européens à Vaires-sur-Marne

Onze jeunes participent à un Chantier international pour rénover les vestiaires de l’ancienne baignade sur les bords de Marne.

Chaque matin depuis le 12 juillet dernier, Lorenzo, Mar, Laura, Éléonore, Mohamed, Oscar, Pau, Irene et les autres rénovent, avec l’aide des services techniques, l’extérieur des vestiaires de l’ancienne baignade sur les bords de Marne.

Désherbage, peinture, petite maçonnerie, pose de nouvelles fenêtres et d’un bar extèrieur, mais aussi nettoyage des Berges seront leurs principales tâches. Dans l’optique de redonner un second souffle à ce lieu historique, la Ville s’est engagée à transformer l’ancien vestiaire en un lieu dédié à la vie des bords de la rivière. Une guinguette, un lieu d’information, de rencontre, beaucoup de choses peuvent être faites... Ce projet de rénovation pose les fondations d’un futur espace dédié à celles et ceux qui viendront profiter de la rivière.

Pour Alban SURMELY, délégué régional de Vir’Volt, venu à Vaires-sur-Marne, le samedi 10 juillet, pour accueillir ces jeunes volontaires européens qui se sont inscrits spontanément via le site Internet de l’association depuis leur pays, l’objectif d’un tel projet c’est que tout le monde apprend de tout le monde. «  Ils vont apprendre des uns des autres, apprendre des habitants, des jeunes Vairois et apprendre aussi de vos agents des services techniques  », explique-t-il.

L’idée des chantiers internationaux en Île-de-France, c’est de permettre à des jeunes étrangers mais aussi à des Français d’agir un peu partout sur le territoire. Vaires-sur-Marne s’est proposée pour accueillir un chantier, et ça a été l’occasion pour Vir’Volt d’intervenir en Seine-et-Marne où elle était basée il n’y a pas encore si longtemps. « La commune nous a fait un merveilleux accueil. Quand j’ai rencontré les équipes, elles ont proposé tout de suite un programme avec des activités, des animations, un beau projet, un cadre d’hébergement sympa. On a eu envie de travailler ensemble  », raconte Alban SURMELY.

Onze jeunes au total participent au chantier. Parmi eux, les deux animateurs, Lorenzo et Mar, qui ont pour rôle d’animer l’activité, construire le planning, organiser les repas, gérer le groupe, participer bien sûr au chantier et d’être un peu les médiateurs pour maintenir la bonne entente au sein du groupe. « J’ai fini ma licence en cinéma en Italie. Mais après je voulais changer un peu de choses dans ma vie, découvrir d’autres cultures, d’autres pays, d’autres langues alors je suis venu en France en octobre, dans le cadre d’un projet de volontariat européen à Vir’Volt  », confie Lorenzo, bientôt 26 ans, qui va vivre sa première expérience de chantier et qui, ces derniers mois, a appris la menuiserie, la maçonnerie et la fonction d’animateur. « Il a appris tout un tas de travaux toujours au bénéfice des populations locales. Depuis plusieurs mois, il suit ce parcours d’actions solidaires et, animer ce chantier international, c’est un peu la conclusion de son parcours », précise Alban SURMELY.

De son côté, Laura qui possède la double nationalité, espagnole et portugaise, reconnaît qu’elle avait envie de participer à un projet solidaire et lorsqu’elle a vu l’annonce, elle s’est montrée tout de suite intéressée par le caractère environnemental du chantier. C’est une première expérience pour la jeune étudiante en Relations publiques internationales à Lisbonne. « J’aime travailler avec mes mains. Le travail ne me fait pas peur. J’ai aussi aimé l’idée de m’immerger dans la culture française, de rencontrer d’autres personnes. Mais, ce ne sont pas des vacances », sourit-elle.

Les trois semaines sont toutefois ponctuées de loisirs (sortie à Paris, descente en rafting sur le parcours olympique du Stade nautique, ciné plein-air…) mais aussi de visites dont l’exposition Allons Enfants au Square Louis XIII ou encore la mairie et le château de Champs-sur-Marne.

UNE EXPÉRIENCE ENRICHISSANTE
La France organise depuis des années des chantiers participatifs. Vir’Volt, une délégation de Solidarités Jeunesses, en programme à elle-seule environ une dizaine par année pour faire vivre ou revivre le patrimoine français, qu’il s’agisse de réhabilitation de bâtiments, parcs, zones de vie ou sites archéologiques. « Lors des premiers contacts, la Mairie a immédiatement ciblé la rénovation des vestiaires de l’ancienne baignade et comme il s’agissait d’un chantier participatif avec un public jeune, Madame le Maire s’est orientée vers le service jeunesse et plus particulièrement le PIJ afin de de co-organiser ce chantier », explique Régis MAKSUD, formateur jeunesse.

«  Tout est organisé pour que ça se passe bien  », indique Éléonore MERGOT, responsable du PIJ. D’ailleurs, dès leur arrivée, les jeunes volontaires ont été accueillis par son équipe et deux élus, venus leur souhaiter la bienvenue, madame Béatrice BOCH et monsieur Pierre-Jean PRILLARD. Ils ont ensuite pris leurs marques dans la grande salle du stade de football qui leur sert à la fois de dortoir, de cuisine et de salon. Durant cette cohabitation, ils cuisinent ensemble, entretiennent les locaux et apprennent à vivre en communauté.

Devant son lit de camp, la jeune Française de 20 ans, Éléonore convient, comme ses camarades, qu’elle n’est pas venue pour le confort. Étudiante en École de Commerce, option Environnement pour un Bachelor Green Social & Digital Business, elle en est à son deuxième chantier. « J’en avais fait un l’an dernier à Melle dans les Deux-Sèvres et ça m’avait beaucoup plus alors je voulais renouveler l’expérience », témoigne-t-elle et d’ajouter : « J’aime beaucoup donner de ma personne, apporter de mon temps libre pour des actions qui me tiennent à cœur. Les chantiers permettent aussi d’approfondir mes connaissances en langues, partager des expériences et faire de nouvelles rencontres.  »

Une expérience enrichissante, c’est ce qui ressort de ces jeunes volontaires, âgés de 20 à 26 ans, venus à Vaires le temps d’un été, tous conscients de développer des compétences qu’ils pourront valoriser, sans aucun doute, sur leur CV.

* Ce chantier international de jeunes est co-financé par l’Union européenne, c’est ce qu’on appelle un Solidarity team. Elle prend en charge les frais de transport des jeunes et les frais de projet. Vir’Volt a pris en charge les tests PCR pour que ce ne soit pas un obstacle à leur venue et a remis une enveloppe aux deux animateurs pour la gestion de l’alimentation.

LE SAVIEZ-VOUS ?
Un chantier international jeunesse avait déjà eu lieu, en 2012, pour la construction du Parcours santé dans le bois de Vaires.

Mardi 20 juillet 2021