/ Trois questions à Christian Gueguen

À 67 ans, Christian Gueguen, n’a pas le temps de se reposer. Ce qui le fait vibrer, c’est de monter des projets et tout particulièrement réaliser des petits films. Retraité du privé dans la technique des impressions laser en continue, il a découvert le Caméra club vairois (CCV) lors du Forum des associations en 2015 et séduits par l’ambiance et la dynamique, son épouse et lui y ont tout de suite adhéré. Déjà lauréat d’un Méliès de bronze en 2016 pour son court métrage Le Boucher, filmé à Rungis, voilà que trois ans plus tard, une autre de ses oeuvres a été présentée en Festival cette année.

Parlez-nous de votre court métrage Un jour dans la vie de Julie. Comment est née l’idée ?
Lors d’une formation organisée par le Cinévif (Cinéma et Vidéo en Île-de-France), un challenge a été proposé à tous les clubs de la région avec des impératifs à respecter comme le thème qui était Un jour dans la vie de…, un délai de production fixé à 4 mois et la durée du film qui ne devait pas excéder 6 mn. Chaque adhérent intéressé par ce projet a proposé une idée. La mienne ayant été retenue, nous avons réalisé cette fiction collectivement. Après environ 2 mois d’écriture, de recherche des lieux, de choix des personnages le tournage s’est déroulé sur trois journées dont plusieurs scènes à Vaires-sur-Marne. Le projet a fédéré tout de suite l’intérêt des membres du club et c’est avec enthousiasme que naturellement chacun a trouvé son rôle, mon épouse ayant hérité de celui de Julie. Cette fiction a été réalisée entièrement par les membres du club. Après est venu le temps de la création de la musique et du montage. Le délai de production a été respecté et nous avons pu boucler cette fiction en 4 mois. Le court-métrage a obtenu le Prix du jury au Francilien, le Méliès d’or de l’interprétation féminine et la sélection au Concours national de Soulac-sur-Mer.

Comment votre film s’est-il donc retrouvé au festival Cinoche en shorts dans le Tarn et Garonne le 5 octobre dernier ?
Au concours national de Soulac-sur-Mer, monsieur Trépagny avait vu notre film qui lui avait beaucoup plus, il souhaitait pouvoir le programmer pour son festival Cinoche en shorts 2019 et nous a contactés. Nous ne savons pas si le public l’a bien accueilli car nous n’étions pas présents ce week-end là, mais dans les autres concours, nous avons souvent constaté que malgré les malheurs un peu prévisibles de Julie, le public compatissait volontiers pour elle et s’amusait bien.

Quels sont vos prochains projets ?
Nous avons la chance d’avoir un club très actif présidé par Alexandrine Farhi qui, par ses compétences et son engagement nous donne l’envie de progresser dans de nouveaux projets. Actuellement en plus de nos séances vidéo traditionnelles nous sommes repartis sur une fiction qui mobilise à nouveau toutes les ressources du club.

Pour visionner le court-métrage de Christian Gueguen, cliquez ici